Historique

1 – LE PÉROU

Le drapeau Péruvien

2 – CARTE GÉNÉRALE ET PRESENTATION DU PAYS

Bordé par la Colombie au nord, le Brésil à l’est et la Bolivie au sud, le Pérou s’étire tout en longueur au sud de l’Equateur. Sur 2200 km une frange désertique longe l’Océan Pacifique. C’est là que vit près de la moitié de la population. Au centre s’élève la massive Cordillère des Andes, épine dorsale, traversant le pays du nord au sud, et occupant 30% du territoire. Les Andes, barrière montagneuse et volcanique, court tout le long du continent sud-américain. C’est là que, pendant votre séjour, vous vivrez entre 3000 et 4000 mètres d’altitude. Le Pérou fait deux fois la superficie de la France. Deux langues officielles :

  • L’Espagnol
  • Et le Quechua (langue des Incas).

Monnaie nationale : Nuevo Sol.

C’est à Maras qu’eurent lieu les premiers pas de l’Association Munay. La région d’Andahuaylas où travaille lAssociation Munay et où est implantée la casa campesina.

Vous pouvez retrouver plus de renseignements sur la présentation du Pérou : FRANCE DIPLOMATIE

3 – MUNAY : une histoire

La famille Manya était une famille d’accueil pour étudiants étrangers depuis quelques années, à Nantes.

1985 Par cette filière elle prend connaissance d’un jeune péruvien ALFREDO, originaire d’un bidonville de Lima, venu en France grâce à l’aide d’un médecin sans frontière français vivant au Pérou. Originaire des Andes, débordant de la joie de vivre, de découvrir le monde et d’être utile aux autres, notre jeune péruvien envisageait de faire des études de kinésithérapie et de naturopathie à l’université de Nantes. Il invite Monique à visiter son pays qu’il aime tant !

1986 Monique se rend au Pérou et découvre un pays fascinant et souffrant. Ce premier contact avec cette population du tiers-monde de l’Amérique latine lui donne le désir de “faire quelque chose”, mais quoi ? Inscrit à la prestigieuse Sorbonne à Paris, notre ami est découvert par Monique mourant dans un hôpital parisien. Elle le ramène à Nantes, en décembre 1987, où il meurt du sida un mois après, entouré de l’affection d’une chaîne d’amis. Meurtris par ce qu’ils viennent de vivre, ses amis trouvent là un appel : il aura été le grain jeté en terre.

1986-1988 et c’est cette année-là – 1986 – qu’un médecin péruvien, avec l’aide de ses amis médecins français, obtenait une bourse du CCFD pour terminer ses études en France : une année à Bordeaux, puis une autre à Paris. Après ses deux années passées en France, le docteur péruvien, regagne son poste laissé vacant à Maras, au Pérou, bien qu’il y ait l’action du sentier lumineux ( peu de médecins s’intègrent à cette vie difficile et rude des paysans des Andes. Il n’y a pas l’appât de l’argent, du confort et très peu de moyens pour travailler.)

1989 Pour Monique Manya le filon “pour faire quelque chose pour les paysans” était trouvé. Son deuxième voyage au Pérou lui fait rencontrer le médecin péruvien installé à Maras. Elle découvre le quotidien des paysans devant se contenter de peu.

1990 le projet progresse… s’agrandit et devient

MUNAY (aimer en quechua)

Ainsi naquit Munay dans le berceau du Pérou.

Puis il fit timidement ses premiers pas

Avançant cahin-caha, sur la route des jours.

Et maintenant, petitement peut-être

Jeune adolescent de 16 ans d’âge

Il marche fièrement

Pour la plus grande joie des campesinos

Paysans souvent oubliés

Dans la Cordillère des Andes.

Le point de départ fut ce petit péruvien, au large sourire, descendant des Incas … modeste, généreux, amical et aimé de tous. Depuis sa mort est né beaucoup d’espoir pour celles et ceux qui sont sans voix pour se faire entendre. L’histoire continue car la vie est mouvement…

4 – LE SENTIER LUMINEUX

Mouvement clandestin, d’influence maoïste , le sentier lumineux prépare une ” guerre populaire visant à encercler les villes par les campagnes ” et est dirigé contre l’Etat et la société capitaliste.

Ainsi la guérilla péruvienne devint une menace constante pour la démocratie. Elle pratique la politique de la terre brûlée : attentats à l’explosif, assassinats de fonctionnaires municipaux. La population civile fait les frais de cette guerre, prise entre la violence terroriste et la violence contre-terroriste de l’Etat. Des centaines d’indiens furent massacrés dans les villages. Les paysans furent attaqués tantôt par les terroristes fanatiques du sentier lumineux qui leur enlevaient leur peu de produits et recrutaient leurs jeunes, tantôt par les militaires qui les traitaient de complices et furent très durs allant jusqu’à la torture et entraînant la disparition de beaucoup de paysans.

En 1992, l’arrestation de son fondateur Abimael Guzman et de plusieurs autres dirigeants, frappe durement la guerilla.

5 – MONIQUE MANYA

Infirmière de Protection Maternelle et Infantile dans la région de Nantes, Monique Manya est la fondatrice et la cheville ouvrière de l’Association MUNAY.

Après 13 ans passés en milieu hospitalier, Monique s’est orientée sur le plan professionnel vers les Soins de santé primaire dont les objectifs sont la Protection, la Prévention, la Relation et l’Autonomie, valeurs que l’on trouve au cœur même des projets que Munay, sous l’impulsion de sa fondatrice, met en oeuvre depuis presque 20 ans.

L’histoire d’amitié de Monique Manya avec le Pérou commence en 1985. Cette année-là sa famille accueille un jeune péruvien ALFREDO originaire d’un bidonville de Lima. L’année suivante, elle répond à son invitation et visite pour la première fois le Pérou. Et c’est le choc !

En 1986, elle croise le chemin d’un médecin péruvien.

En 1989, sur l’invitation de celui-ci, Monique se rend au Pérou pour la seconde fois et plus spécialement à Maras : le village proche de Cuzco, capitale des incas.

En 1993 , le centre d’intérêt s’est déplacé sur la région d’Andahuaylas. Depuis lors, chaque année et parfois même deux fois par an, Monique se rend au Pérou, car tout en elle se partage et se complète entre ici et là-bas.